Au Lac de Garde….

Un dernier regard sur la plaine du Pot, devinant la présence lointaine de Rome. Après le col, nous ne verrions plus ces terres accueillantes qui nous avaient abritées si longtemps.

Il faudrait bientôt rejoindre la Via Claudia Augusta Altinate, puis plus loin la Via Nova Traiana qui nous emmènerait définitivement vers l’Orient. L’honorable M. Pissang connaissait son affaire, lui et sa délicieuse épouse avaient déjà fait le chemin dans l’autre sens pour venir dépenser leurs devises en bon touristes dans l’Empire Romain. Evidemment, ils n’avaient pas prévu un si long séjour qui les mènerait jusque sur le sable de l’arène, mais quoi de mieux pour découvrir Rome que de devenir un esclave…

Herpès me rejoignit sur le rocher en aplomb et contempla notre longue colonne. Odin ouvrait la marche. La mise en scène de sa mort à l’aide de nos amis d’Apocalypse avait permis de gagner quelques jours, mais le fin pisteur avait fini par trouver la trace de Mickaëlius, et il n’était pas question de refaire deux fois la même mise en scène. L’inquisiteur Horatio, lui-même poursuivi comme tout bon chrétien, assurait la cohérence de l’ensemble. Il avait fort à faire à évangéliser les filles de Tendre, qui grâce à leur charme désuet, avaient réussi à corrompre quelques postes de garde du nord tenus par quelques vieux légionnaires remisé loin de Rome pour leurs liaisons coupables.
Les quelques patrouilles qui ne s’étaient pas contentées des charmes de nos « jouvencelles » avaient dû tater du glaive, et encore une fois, notre passage s’était soldé par quelques boyaux répandus sur ces terres fertiles.
Nous avions emmené avec nous Varamyr Sixskins. Après les multiples scarifications qu’il avait dû subir dans l’équipe des Bouchers, les charcutiers de Mirnoufle étaient devenus sa vraie famille. Taille-haie qui ne pouvait être confondu pour aucun crime était lui resté à Rome, en compagnie du Dr Bayleys dont le grand âge le rendait insaisissable cause d’odeur.

Il ne fallait pas trainer, car le pisteur serait de nouveau sur nos traces, et tant que nous n’aurions pas rejoint la Via India, nous ne serions pas en sécurité. Chuckius était trop jeune pour finir dans les geoles de Rome, et il fallait presser la marche.

En tournant le dos à Rome, je repensai à nos compagnons et à ceux qui devraient désormais défendre la Tradition face aux incultes et révisionnistes. Et je me rappelai un phrase de notre pauvre feu Brissus qui connut le meilleur jugement que l’on put avoir par une flamberge dans la panse :

« Bonnes ou mauvaises, il n’est d’autres histoires que celles que nous écrivons. »

 


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